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Retour aux autoportraits

2020 ! Nouvelle année, nouveau chapitre à écrire

Ces derniers 10 mois, ont été pour moi particulièrement intenses. Beaucoup beaucoup de changements dans ma vie personnelle, des événements dramatiques, aucune pause, tout s’enchaînait … Cela été éprouvant de gérer tout ça. Je ne vous le cache pas. J’ai même fait un burn out. Cela va mieux maintenant, je commence à voir le bout du tunnel.

Forcément, il a fallu un temps pour prendre du recul, il y a eu des remises en questions, de nouvelles perspectives à imaginer, une nouvelle vie à construire.

Envie viscérale de retourner à mes premiers amours

Dans cette introspection, il y a une réflexion qui est revenue régulièrement. Qu’est ce que j’aime faire? Qu’est ce qui me fait vibrer ? Qu’est ce qui est essentiel pour moi ? Mon bonheur passe par quoi ? … Et cela été sans équivoque : Le métal (musique), créer des univers perso avec de la mise en scène et …. rire ! Oui ! RIRE !

J’ai donc décidé d’en faire un peu mon mantra ! Envie de m’investir plus dans la scène métal française, comme j’ai pu le faire par le passé, mais cette fois ci différemment, avec plus de maturité. Envie aussi de m’exprimer à nouveau plus en tant que performeuse. Et puis, cultiver cette jovialité qui me caractérise tant. Ne jamais oublier que tout ça, c’est ce qui me rends heureuse. On ne devrait jamais oublier ce qui nous rends heureux.

Un nouveau départ 

Voici donc une séance test, sans prétention où je reprends mon travail d’auto-portraitiste, avec cette fois un travail en duo. Rien de trop réfléchis. Juste me tester, voir ce que j’avais dans le ventre.

Je suis en tant qu’artiste fascinée par les gestuelles, le langage corporel, ce que les corps racontent sans mot dire. Et souvent dans mes images, j’imagine mes modèles comme des performeurs, des comédiens ou encore des danseurs. J’adore jouer, interpréter, mettre en scène ces palettes d’émotions, ces corps, ces mimiques.

Dion Lax, une rencontre pas comme les autres 

Dion est profondément humain, avec ses contradictions et ses forces. Et ce que j’ai vu en lui, ma littéralement fasciné, nous avons un parcours de vie très différent, mais qui par bien des points est similaire. La vie ne l’a pas épargné, pour autant c’est un putain de warrior, un vrai.  J’aime son audace, sa façon de casser les codes, il s’assume, il est salvateur, il est solaire. Et puis, et c’est probablement ce qui m’a fait lui proposer cette petite folie photographique, il a cette capacité à se mettre en scène avec tantôt délicatesse et puissance. C’est vivifiant.

Il incarne tellement de choses qui font sens à mes yeux sur le versant artistique et humain. C’est une personne qui vraiment m’a bouleversé. Un vrai bonheur. Et je pense qu’il peut rapidement devenir une vraie muse.

Merci à lui pour sa confiance indéfectible.

Une série en devenir ? 

Ce duo m’a fait un bien fou. Et je vous cache pas que j’aimerais réitérer avec d’autres personnes très chères à mes yeux. A suivre donc …

Miss Buffet Froid modèle

miss buffet froid modele

Miss Buffet Froid photographe mais pas que …

Today un article un peu spécial, car je vais vous causer de mon taf en tant que modèle photo/vidéo. Vous avez été plusieurs ces dernières semaines à discuter avec moi de mon travail en tant que modèle, mes premiers travaux d’autoportraits. Certains pensaient que j’avais arrêté ! Pourtant pas ! Je vous explique.

Alors pour ceux et celles qui ne sont pas au courant. La photographie est venue à moi d’abord en tant qu’auto portraitiste. Je vous invite à aller zieuter cet article de blog qui évoque justement mes travaux avec des pratiques photographiques rudimentaires. L’article présente un ouvrage que j’avais auto édité en 2009, c’est un recueil de poèmes et de photos. J’ai donc commencé par ça, et oui !

Vers 2005/2007 je commence à être sollicitée par des photographes, et des vidéastes, … J’enchaîne les projets. A tel point que j’en ferais une centaine. Voici un petit extrait en vidéo par Alexis Cherigny.

Ce qui est drôle dans cette vidéo, c’est que c’était de l’impro totale. Rien n’a été calculé, je “jouais” alors que j’étais dans une pièce vide, sans musique. Alexis voulait faire des tests vidéos, j’ai juste fait de l’impro muette devant son objectif, puisqu’il n’y avait pas de prise de son. Ce n’est qu’après en regardant les reushs, qu’Alexis me dit “je vais mettre de la musique dessus et faire un mini montage”. Et voilà le résultat !

Une modèle atypique 

Et oui ! C’est toute l’histoire de ma vie Ah ah ! Ne pas réussir à rentrer dans les cases pré-établies. Quand j’ai abordé la photo et la vidéo en tant que modèle, j’étais loin des stéréotypes des modèles photo qui veulent être belles à tout prix en photos. C’était pas du tout ce dont j’avais envie.

triptyque réalisé par Julien Lions / Modèle Miss Buffet Froid – C’est un photo montage de plusieurs grimaces.

Ce que je voulais moi, c’était jouer, performer, sortir de ma zone de confort, repousser les limites de mon corps, me muter. Me transformer en d’autres personnages. J’ai eu la chance de rencontrer des artistes qui m’ont alors amené dans leur univers complètement loufoques.  Davy Jourget, Julien Lions, Sommeil Paradoxal, Alyz Tale, Gabrielle Duplantier, Regis Bodinier, Hubert de lartigue, Andy Julia, Eric Marrian , Martial Lenoir … et tellement d’autres …

En 2010, on me surnomme la modèle en pâte à modeler. Car je passe d’un personnage à un autre. Et souvent, sur les projets je suis difficilement reconnaissable. Et pour surtout pour cette photo de Sommeil Paradoxal où je tire ma joue qui est de la pâte à modeler ( ci dessous la couv du livre).

Le livre rétrospective

En 2011, c’est un peu l’apogée de cette période très productive. J’essaie alors de sortir un ouvrage rétrospectif de mon travail entant que modèle. les préventes fonctionnent bien. Et je réussi à avoir une très chouette préface de Manu Larcenet !

J’avais bossé comme une malade sur ce bouquin ! Malheureusement, il s’avérera que l’éditeur était véreux, et que le livre ne verra jamais le jour. J’ai ensuite essayé de trouver un moyen de le faire publier par mes propres moyens, mais ce sera toujours trop coûteux, surtout pour la qualité que je souhaite.

J’avais mis tellement d’énergie dans ce projet, que j’ai été – je l’avoue-dégoûtée.

La préface de Manu Larcenet

Voici des vidéos / interviews pour une expo que j’avais réalisé pour promouvoir la sortie du bouquin.

Voici quelques photos emblématiques de mon travail en tant que modèle de 2004 à 2009

Les crédits des photographes : Andy Julia / Andy Metal / Davy Jourget / Eric Martin / gabrielle Duplantier / Kadia / Kea / Philipe Booch / Sophie Thouvenin / Martial Lenoir / Sommeil Paradoxal / Hubert De Lartigue

Après 2011 

J’ai créé mon activité de photographe en 2010, et le temps commence cruellement à me manquer. Financièrement, c’est difficile, et les projets de collaboration en tant que modèle commencent à s’étioler. A l’époque je me disais que c’était juste une phase, je faisais une petite pause, je posais moins mais je reviendrais à mon amour de la performance plus tard.

En réalité, les années ont passé et les propositions de projets se sont fait de plus en plus rares. Pour en avoir discuté avec des amies modèles, on a aussi remarqué qu’en rentrant dans la 30 aine et 40 aine, les sollicitations devenaient quasi inexistantes. Comme si en vieillissant, en tant que modèle, on devenait moins intéressant. C’est fou ! Car c’est vraiment maintenant, avec mes kilos en plus et mes rides, que je sens que je pourrais montrer d’autres choses, plus intenses, plus fortes encore !

Donc, soyons clairs ! je n’ai pas DU TOUT ARRÊTE LA PHOTO en tant que modèle !  Alors si vous avez un projet fort, sentez vous libre de m’en causer !

Mon taf en tant que modèle ces dernières années … 

On fini avec des projets pour lesquels j’ai participé en tant que modèle, un peu plus récents ! Pour vous montrer que Buffette est toujours là, Ouh yeah ! Et que je suis ouverte à plein de projets photo / vidéos / performances.

Les crédits des photographes : Dedalus / Emmanuel Correia / Lytnim / Rachel Saddedine / Anais Valentine / Remi Martinez / Sommeil Paradoxal / PIerre-Emmanuel Wolga / Dorothy Shoes / Lytnim 

Qui suis-je ?

« Soyons Beaux, soyons Nous, soyons Fous ! », mon mantra

« Soyons Beaux, soyons Nous, soyons Fous ! », C’est mon mantra, mon gimmick à moi ! Autrement dit : révélons nos singularités qui sont de vraies pépites, et … Au diable les injonctions, les diktats! Soyons la personne que nous avons envie d’être, picétou !

Derrière ces convictions, un vécu

Si je cultive aujourd’hui ce mantra, avec beaucoup de convictions, c’est directement lié à mon vécu. J’ai grandi dans un environnement complexe. Beaucoup de non-dits, de tabous, des violences notamment dus à des situations de harcèlement et du au rejet de la différence. Benjamine d’une famille ouvrière, de malentendants du côté de mon père et de réfugiés espagnols du côté de ma mère, j’ai eu beaucoup de mal à trouver ma “place”, j’avais la sensation d’être un ovni, d’être anormale. Enfant et ado, la musique, et le théâtre me permettent d’adoucir cette sensation, de m’épanouir…

La photographie comme outil d’acceptation 

Mais c’est surtout, à la fac, cette rencontre avec la Photographie, qui a littéralement tout fait basculer ! Je découvre alors ce prodigieux outil qui me donne la possibilité de me (re)trouver en tant que personne, de m’accepter enfin en tant que femme, de me (re)construire, et d’assumer mes singularités. Par la suite, j’ai partagé ces expériences en photographiant des ami.e.s. Et voyant l’effet positif que je produisais sur mes proches, je me suis dit “Banco ! Je veux bosser comme ça!”.

Bienveillance, générosité et rock’n roll

Si je devais résumer mon état d’esprit aujourd’hui dans mes prestations, ce serait : Bienveillance, générosité et rock’n roll ! Je m’adapte à ce que vous êtes, à vos singularités sans jugement, le tout saupoudré de plein d’ondes positives et de funky attitude. Je fais ce travail, car j’adore capter les complicités, ces tranches de vie qui font du bien et capter vos fous rires (et j’avoue j’aime bien les provoquer aussi, hu hu ! ).

Engagée sur le terrain avec des associations ou des projets personnels

Plus que jamais, j’ai de l’énergie à revendre !  Et vu tout ce que j’ai vécu, je ne veux pas rester les bras croisés. C’est pourquoi, je fais tout mon possible pour  me mobiliser pour les choses auxquelles je crois dur comme fer! C’est pourquoi régulièrement, sur les réseaux sociaux, je partage des contenus qui me touchent sur la lutte contre le harcèlement ou des discriminations, de #BodyAcceptance, des projets de coopération, d’entraide etc… Je participe aussi à des projets qui font sens comme par exemple le projet Des Hommes Et Des Elles avec l’association le Refuge et je réalise quand je le peux des projets personnels engagés. J’ai toujours en tête cette pensée : “J’aimerais être la personne que j’aurais croisée enfant, et qui aurait su me rassurer et m’épauler.” . Alors j’essaie d’être cette personne.

Je vous invite à aller faire un tour sur mes galeries : Femmes Handi / Quels préjugés allez vous trouver ? / La beauté dans la diversité  / #Parfaites

Mes débuts en photo

C’était en 2009, bientôt 10 ans (!) que mon ouvrage “Fragments d’eve” sortait en auto -édition. Un projet fou, qui n’aurait jamais vu le jour sans le soutien et l’aide de Régis Bodinier (Photographe, peintre, illustrateurn, son instagram).

Ce livre est le fruit de plusieurs années de travail avec des pratiques photographiques rudimentaires. Courant assimilé à la foto povera. Le pitch ? Moi, dans mon apprtement de 16m² de l’époque, face à ma webcam, avec cette envie de témoigner, de mettre en scène du quotidien, de jouer, de me (re)trouver aussi. Avec ces clichés mis en scène, j’apposais des textes, petits poèmes qui retracent mes pensées et sensations du moment. A cette époque, pas mal de précarité, de solitude, beaucoup de coups de gueule aussi. Et à la fois une envie démesurée de croquer la vie à pleine dents, envie de vivre. Il en ressorts un mélange d’ambiances sexy, très sombres ou pleine d’humour. Ce premier travail photographique a été pour moi très important, il a été le déclenchement pour la suite. Envie de témoigner que nous sommes tous beaux. Et que la définition du bonheur est singulière pour chacun de nous.

Ouvrage disponible en lecture ici ou à la vente ici : http://www.blurb.fr/b/902364-fragments-d-eve

Pour la sortie de mon ouvrage, j’avais réalisé une longue émission radio sur l’Eko des garrigues à Montpellier, où j’avais fait des lectures de mes textes…
Un moment assez intense et intime pour moi. Emission à écouter ici :

 

Miss Buffet Froid ?

Moi : “Bonjour, je suis Miss Buffet Froid”
Mon interlocuteur : “Quoi?”

C’est tout le temps le même scénario ! Je dis mon nom et zou ! J’ai droit à plein de têtes complètement perdues ! S’en suit alors des “Mais pourquoi ce nom Miss Buffet Froid?” ou encore ” Mais vous êtes traiteur ou photographe ?”.

A vrai dire, ça m’amuse. À discerner ces regards déconcertés quand je dis mon nom, ces réactions gênées ou dubitatives, je me dis que ce pseudo me va incontestablement à la perfection. Il est à la fois polysémique et complètement décalé. Je trouve qu’il incarne à merveille mon envie de jeter aux ordures les petites cases qui m’ont pourri la vie depuis 1978. Comble du hasard, c’est mon année de naissance et  l’année de réalisation du film « Buffet Froid » de Bertrand Blier.

Alors oui ! Je mets fin au suspense tout de suite ! Tadammmmm ! Le nom “Miss Buffet Froid” ne vient pas d’un amour fou des piques niques mais bel et bien du film de Bertrand Blier. 

 

 

Pour la petite histoire … 

La musique est pour moi TRÈS TRÈS TRÈS importante, je la compare souvent au grand Amour : papillons dans le ventre, chair de poule… Oui, bon, en l’occurrence, la musique en question qui me colle des papillons, c’est le métal. AH AH AH ! ça y est vous refaites la même tête que tout à l’heure ?

Ado, je voulais rentrer dans le milieu de la musique. J’ai d’abord essayé de chanter dans un groupe de métal… Mais j’ai été refoulée de toutes parts. Non pas parce que je ne savais pas chanter (personne ne m’a entendu chanter) simplement parce que j’étais une fille et que c’est bien connu “les filles, ça ne fait que du Cranberries, nous on veut du brutal, pas du rock de fillettes ” (sic).

Qu’à cela ne tienne, j’ai mis alors toute mon énergie à prouver qu’à 16 ans, je pouvais être aussi “brutale” que n’importe quel “bonhomme”. J’ai mis du temps, mais j’ai fini par réussir à faire ma propre émission de radio 100% métal sur “Contact FM” à Carcassonne. En quelques mois à peine, et contre toute attente mon émission “Les Fleurs du Métal” a plutôt bien marché. Je me souviens même que certains auditeurs me demandaient de passer moins de musiques brutales.  AH AH AH AH !

3 ans plus tard, à Montpellier pour mes études d’audiovisuel, je n’ai jamais voulu lâcher la radio, et j’ai fini par atterrir à Radio France Bleu Hérault, … Ce fut une expérience incroyable, hyper formatrice, j’y ai réalisé une petite chronique culturelle pendant 3 ans. J’ai même réussi à faire passer un morceau de Sepultura à une heure de grande écoute (bon, ok c’était Kaiowas, beaucoup plus facile d’accès, mais je suis pas non plus suicidaire! Faut y aller en douceur 😉  ).

Buffet Froid est née… 

Avec des collaborateurs nous avons alors décidé de créer notre propre radio, on a réussi à avoir notre propre fréquence temporaire pour monter Radio Campus Montpellier (en 2000). Forcément, je me suis fait, aussi, un peu plaisir en réalisant une émission de métal dans laquelle je mixais des sons de films (oui parce que ma deuxiéme passion dans la vie c’est le cinéma).

C’est un peu là que tout a vraiment commencé.

Je voulais un nom spécial pour cette émission, à la fois festif, mais aussi glacial, quelque chose de brut de décoffrage,paradoxal et qui envoie du pâté si je puis dire ! Je voulais aussi un nom de film. J’ai alors pris mes bouquins de fac, et un peu au hasard mon doigt est tombé sur ce film “Buffet Froid”. C’était juste parfait ! Le nom m’a tout de suite plu. J’aimais sa polyvalence, son ambiguïté. C’était exactement ce que je recherchais.

Rapidement, j’ai commencé à faire de la promo pour cette émission radio, en réalisant des soirées dans un bar métal et goth de montpellier (la tragedia d’ell arte, rue des écoles laïques, bar qui a fermé en 2001 je crois). Pour la première campagne de com dans ce bar, le gérant me dit : ” On met quoi comme nom ? DJ Buffet Froid ? “. Moi : “Ouais, heu, non, je suis pas vraiment un DJ hein, je fais du pousse disque ! Mets juste Buffet Froid, ça ira”.

A partir de ce moment, j’ai commencé à utiliser ce nom partout. En soirée, à la radio, et surtout sur internet… Et là quelle ne fut pas ma surprise !

Sur internet, j’avais ce pseudo “Buffet Froid”, on me prenait souvent pour un homme… 

Je remarquais sur internet, que les échanges n’étaient carrément plus du tout les mêmes selon qu’on croyait que j’étais une femme ou un homme. Je crois que j’ai compris à cette période la différence concrête entre être une femme et être un homme dans le monde du travail. Ce fut une découverte ahurissante et vraiment majeure dans ma vie. Du coup j’ai gardé ce nom partout, tout le temps.

Et le film “Buffet Froid” ? 

J’avoue… j’ai vu le film de Bertrand Blier un peu après l’avoir choisi (je ne l’avais pas vu jusqu’alors). Lors du visionnage ce fut, un vrai choc. Car il ne pouvait pas y avoir de film aussi fou, décalé, noir et aussi drôle. J’étais complètement conquise. Le pitch : une cavale de trois individus délirants, paumés et qui défient toute logique. Une fable jubilatoire avec un humour absurde et plein de mélancolie désabusée. Ce film est un ovni ! A la fois noir, torturé et drôle. Avec des dialogues à l’ancienne, aux petits oignons.  C’était parfait.

Garder ce nom, ou pas ? 

J’ai fini par abandonner le milieu de la radio, je n’avais plus l’énergie suffisante pour continuer, suite à plusieurs expériences compliquées. D’autant que j’ai enchaîné avec des expériences bien plus palpitantes puisque je bossais en tant que journaliste pour le webzine Metalorgie, j’étais chargée de com de plusieurs groupes de métal de Montpellier et je faisais tourner des groupes (via le collectif Teania et ensuite l’asso Murmurlement).

Beaucoup de temps est passé, et la photo est peu à peu entré dans ma vie, à tel point que je commençais à avoir des contrats. En juillet 2010, je deviens  donc freelance en tant que photographe. Ce fut un moment où je me suis posé la question. Voilà 10 ans que j’utilisais ce nom “Buffet Froid”, mais était-il adapté à cette activité ? Allait-il me desservir ? Je me suis posé la question pendant quelques mois. Et puis …

Le hasard des rencontres dont celle de Bertrand Blier

Le hasard a fait que dans cette période de réflexion, j’ai eu plusieurs échanges de personnes qui m’ont dit “tu connais une nana qui s’appelle buffet froid?”. Ils me parlaient sans le savoir de moi, ils évoquaient mes chroniques sur metalorgie, ou de mon émission radio, ou même des conversations sur des chats qui dataient de 8 – 10 ans des fois (par exemple : sur les chats de caramail ou ICQ ou AIM ou encore les channels d’IRC)…
Et cerise sur le gâteau … en automne 2010, au festival Cinemed, j’accoste Bertrand Blier qui était présent pour une conf, et je lui offre mon ouvrage Fragments d’Eve. Il voit mon nom, on en discute brièvement. Il a eu une attitude très positive.

Tous ces retours très positifs, m’ont prouvé que je pouvais être crédible en tant que Buffet Froid. Et surtout, c’était moi. C’était ma façon d’être. En plus, à l’époque tout mon entourage m’appelait “Buffette”. Peu connaissaient mon nom civil. J’ai donc juste apposé le “miss” pour arrondir un peu le côté brut, et voilà …

Plus tard, j’ai fait valider par acte notarié mon nom. Ce qui veut dire que sur mon état civil est noté à côté de mon nom de naissance : “Miss Buffet Froid”.
Voilà, vous savez tout ! 🙂

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